Université de la Réunion

Haut- lieu d'étude de la botanique tropicale depuis les premiers explorateurs, La Réunion est aujourd'hui classée parmi les hot-spots de la biodiversité mondiale et au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco. L'Herbier Universitaire de la Réunion est l'espace où sont préservés plusieurs siècles d'études botaniques des Mascareignes.

L’Herbier de la Réunion est né de la volonté du célèbre botaniste réunionnais Thérésien Cadet d’entreprendre vers les années 1960, le travail long et fastidieux de l’inventaire de la flore réunionnaise. Il confectionna seul la majorité de ce qui allait devenir la plus grande collection de plantes indigènes et endémiques de La Réunion. Thérésien Cadet initia à cette époque des collaborations fructueuses avec l’herbier de Maurice (MAU), celui du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris (P) et celui des Jardins Botaniques Royaux de Kew Gardens à Londres (K). Ces collaborations ont permis la publication dès 1976, des premiers volumes de la flore des Mascareignes, œuvre aujourd’hui encore en cours.

L’herbier fut ensuite enrichi d’échantillons historiques, récoltés il y a plus de 200 ans pour les plus anciens, lors d’expéditions aux îles Mascareignes. Cette collection historique est représentée par des spécimens récoltés par des naturalistes qui ont marqué l’histoire de la botanique et la systématique (Commerson, Richard, Thouars, Cordemoy,…).

L’herbier de l’Université de la Réunion représente un héritage inestimable légué par Thérésien Cadet. Il constitue aujourd’hui le socle de la connaissance de la biodiversité végétale de La Réunion. Il représente donc l’outil de référence indispensable à la connaissance en biodiversité terrestre de La Réunion. C’est un outil de grande valeur, dont le rayonnement international se vérifie chaque jour. C’est aujourd’hui la seule collection scientifique de l’Université à être référencée au niveau international.

Depuis sa création par Thérésien Cadet, les botanistes ; qu’ils soient chercheurs (botanistes, biochimistes, chimistes, …), étudiants, novices ou amateurs, de passage ou résidants de l’île ; n’ont cessé d’alimenter l’Herbier de nouvelles récoltes. Tout nouvel échantillon participe de la connaissance scientifique fondamentale du patrimoine floristique de l’île. Ces nouvelles collections constituent aussi un apport culturel et historique pour La Réunion. L’herbier universitaire renferme plus de 20 000 spécimens de planches d’herbier, plus de 1000 spécimens humides, environs 500 échantillons en silicagel et environ 400 spécimens d’ADN. Il couvre plus de 300 familles de plantes des différents embranchements (bryophytes, ptéridophytes spermaphytes) et environ 2500 espèces. Il renferme plusieurs collections. Une collection de 300 spécimens historiques (de plus de 100 ans ; le plus ancien datant de 1785). Les autres collections sont celles de Thérésien cadet (8500 spécimens), de Roger Lavergne (3000 spécimens), de Jean Bosser (2000 spécimens) de Francis Friedmann (2000 spécimens),….

En juin 2006, les membres du Conseil d’Administration de l’Université votent à l’unanimité l’inaliénabilité de l’herbier de l’Université de la Réunion, qui fait ainsi partie du domaine public.

L’herbier Universitaire est une collection scientifique, membre du réseau international des herbiers et est référencée sous l’acronyme REU.

Planches conservées à l’Université de la Réunion © Herbier de la Réunion