Muséum de Grenoble

L’herbier du Muséum de Grenoble (GRM) possède depuis sa création une logique d’acquisition et une identité « alpine » forte. Il constitue un patrimoine vivant de la flore du Dauphiné et des Alpes et le témoignage de l’œuvre des botanistes régionaux depuis le 18ème siècle.

L’existence d’un herbier au sein du Cabinet d’Histoire Naturelle est avérée depuis 1801. Parmi les plus anciennes parts, on trouve celle de Pierre Liottard, botaniste grenoblois (1728-1796).

La collection de botanique du Muséum de Grenoble comprend aujourd’hui principalement des herbiers pour un total estimé de l’ordre de 500 000 parts. L’ensemble est composé d’environ deux cents collections de tailles très variables, majoritairement du 19ème et début 20ème siècle. Les végétaux présents sont principalement des trachéophytes, avec les bryophytes néanmoins représentées, les lichens et les algues étant en plus petit nombre comme les champignons au sens large.

L’intérêt scientifique (taxonomie, écologie) est important, reconnu et peut encore se développer. Les échanges d’informations entre le Muséum de Grenoble et les botanistes utilisateurs sont un facteur primordial pour la documentation, la valorisation et le maintien de l’intérêt de l’Herbier. L’important fonds documentaire associé (manuscrits, correspondance, flores) permet d’exploiter au mieux l’herbier.

Les principaux types d’herbiers qui y figurent sont :

  • Les herbiers de référentiels (ceux de Villars, Mutel, Arvet-Touvet notamment renferment des spécimens de référence ou "types")
  • Les herbiers historiques (réalisées par des personnes illustres au niveau alpin comme Honnorat, Verlot ou au niveau national et européen comme Pellat, Nestler ou Funck)
  • Les herbiers de référence pour le Dauphiné et la région Rhône Alpes (comme ceux de Breistroffer, Ravaud, Chatenier… Pour certains regroupés en un herbier régional, ils constituent un gisement d’informations pour l’étude de la répartition et de la variabilité des espèces
  • les herbiers de références générales dont l’herbier général issu de l’intégration de différentes collections et les herbiers apparentés (Breistroffer hors région…) ainsi que l’herbier d’Algérie (Reboud et Schmitt principalement).

Le Muséum de Grenoble ne prête pas de part d’herbier, mais le chargé des collections botaniques est disponible pour répondre aux diverses demandes des scientifiques (recherches de parts, photos haute définition, consultation sur place…) dans les meilleurs délais.

Pour en savoir plus :

L'herbier Dominique Villars, Témoin de la Flore du Dauphiné. Poncet V., 1999. Editions du Muséum d'Histoire Naturelle de la Ville de Grenoble . Matériaux pour l’histoire de la botanique dauphinoise. Poncet V., Le Journal de Botanique, n°35 – septembre 2006. Société Botanique de France

Le Muséum de Grenoble fut fondé en 1851 avec pour origine le Cabinet d’Histoire naturelle créé notamment par le Docteur Gagnon, grand-père de Stendhal. © Muséum de Grenoble

L’herbier GRM du Muséum de Grenoble est conservé dans une réserve sécurisée, à température et hygrométrie contrôlées.
© Muséum de Grenoble

Spécialiste du genre Hieracium, C. Arvet-Touvet (1841-1913) a aussi décrit et nommé des espèces au sein d’autres genres.
© Muséum de Grenoble